Retour Excès de cholestérol :

attention, danger !


Chiffres clés
Le cholestérol en France

  • Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité en France soit 1/3 des décès.

  • En 1996, elles ont tué 173000 personnes dont 16500 avaient moins de 65 ans.

  • Environs 3 millions de Français ont des problèmes
    cardiaques.

Et pourtant, l'excès de cholestérol reste un risque sous-estimé par la population.

  • Seule 1 personne sur 2 associe une hausse du cholestérol à un risque cardiovasculaire ;

  • Elle le place au 4eme rang des facteurs de risque cardiovasculaire derrière le tabac, l'hypertension artérielle et l'alcool ;

  • Plus des 3/4 de la population ignorent la notion de <<bon >> et de <<mauvais>> cholestérol.

Qu'est-ce que le cholestérol ? Pourquoi parle-t-on de <<bon >> et de " mauvais " cholestérol ? Qu est-ce qu'une hypercholestérolémie ?

Quel est le taux normal de cholestérol dans le sang ?

Et le taux normal de triglycérides dans le sang ?

Pourquoi le cholestérol augmente-t-il ?

Excès de cholestérol : attention, danger !

Quels sont les principaux facteurs de risque cardiovasculaire ? Priorité au dépistage !
Comment se traiter ?

CONSEILS PRATIQU ES

Quand faut-il recourir aux médicaments ?

 

Qu'est-ce que le cholestérol ? ^

D'où vient-il ?

Le cholestérol est une graisse naturelle (dénommée lipide) produite en majeure partie (3/4) par notre foie, le reste étant apporté par notre alimentation (1/4) (notamment par les oeufs, le beurre, les abats...).

Quel est son rôle ?

Il est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. En effet, il représente un constituant essentiel de la paroi des cellules de nos organes et participe à la synthèse de nombreuses hormones, de la vitamine D et de la bile.

Pourquoi faut-il différencier le
<<bon>> et le <<mauvais>>
cholestérol ?
^


Il existe en réalité deux types de cholestérol : le <<bon>> et le <<mauvais>>.
Pour le comprendre, il faut faire appel à la notion de transporteur.

En effet, parce qu'il est insoluble dans le sang, le cholestérol a besoin de transporteurs <<spécifiques>> pour circuler dans l'organisme et apporter aux cellules les graisses dont elles ont besoin.
Ces transporteurs, appelés lipoprotéines, sont de deux types :

1. Les transporteurs <<LDL>> ou Low Density Lipoprotein
Ces transporteurs véhiculent le cholestérol dans le sang du foie vers les cellules de l'organisme. Si celles-ci n'en ont pas besoin, le cholestérol peut s'infiltrer dans la paroi des artères, formant à la longue des dépôts lipidiques qui altèrent la fonction de nos vaisseaux. C'est pourquoi le LDL-cholestérol (le cholestérol transporté par les LDL) est qualifié de <<mauvais>> cholestérol.

2. Les transporteurs <<HDL>> ou High Density Lipoprotein
Contrairement aux transporteurs LDL, les HDL récupèrent le cholestérol en excès dans les cellules et le transportent vers le foie qui l'élimine sous forme d'acides biliaires. On dit que le
HDL-cholestérol (le cholestérol transporté par les HDL) constitue le <<bon>> cholestérol. Il joue un rôle protecteur au niveau de la paroi artérielle, favorisant l'élimination du cholestérol et diminuant ainsi le risque de dépôts lipidiques.

En conclusion

La notion de cholestérol reste donc avant tout une question d'équilibre entre le <<bon>> et le <<mauvais>> cholestérol!
Tout excès de LDL-cholestérol constituera un danger pour notre santé. À l'inverse, plus le taux de HDL-cholestérol sera élevé, plus nos artères
seront protégées contre la formation de dépôts lipidiques.

Et les triglycérides ?

Les triglycérides sont également des lipides. Mais, contrairement au cholestérol, ils sont apportés essentiellement par notre alimentation (notamment par les sucres d'absorption rapide tels que les confiseries, les sucreries ou les boissons alcoolisées…). Ils constituent la principale réserve énergétique de l'organisme et représentent la quasi-totalité de notre tissu graisseux.

Qu'est-ce qu'une

hypercholestérolémie ? ^


L' hypercholestérolémie est un excès de cholestérol dans le sang. Concrètement, cela signifie que le taux de cholestérol est supérieur à la valeur <<normale>>.

Quel est le taux normal de cholestérol dans le sang ? ^
 

Le taux de cholestérol total est normalement < à 2 g/l (gramme par litre).
Le <<cholestérol total>> correspond à la totalité du cholestérol circulant dans notre organisme. Il est constitué de HDL-cholestérol (le bon cholestérol) et de LDL-cholestérol (mauvais cholestérol) et son taux est égal à la somme algébrique des deux.

Le taux de LDL-cholestérol est normalement < à 1,6 g/l.
Si ce taux est supérieur à 1.6 g/l, on parle alors d'hypercholestérolémie.

Le taux de HDL-cholestérol est normalement > à 0.35 g/l.
Comme nous l'avons vu, ce taux doit être le plus élevé possible afin d'assurer la protection de nos artères contre la formation de dépôts lipidiques.

Et le taux normal de triglycérides dans le sang ? ^
Les triglycérides sont normalement présents dans le sang à un taux inférieur à 2 g/l.
Au-delà de ce taux, on parle d'hypertriglycéridémie.


Classification des troubles lipidiques

On distingue trois types de troubles lipidiques:

  • Les hypercholestérolémie dites <<pures>>, qui correspondent à une augmentation exclusive du cholestérol dans le sang;

  • Les hypercholestérolémie dites <<mixtes>>, qui associent à la fois une augmentation du cholestérol et une augmentation des triglycérides dans le sang.

  • Les hypertriglycéridémies dites <<isolées>>, qui correspondent à une augmentation exclusive des triglycérides dans le sang.

 

Pourquoi le cholestérol

augmente-t-il ? ^


L'augmentation du cholestérol peut avoir différentes origines.

Une origine génétique
Le maintien de l'équilibre entre le <<bon>> et le <<mauvais>> cholestérol met en jeu de nombreuses molécules (transporteurs, récepteurs, enzymes…). Dans certains cas, des anomalies génétiques peuvent affecter la fabrication de ces molécules et rompre alors l'équilibre ! Ces anomalies ne se transmettent pas obligatoirement d'une génération à l'autre mais se retrouvent fréquemment au sein d'une même famille.

Une origine alimentaire
Une alimentation trop riche en graisse (consommation excessive de charcuterie, viande, œufs, beurre, pâtisseries…) peut entraîner une augmentation du cholestérol.

Une origine médicamenteuse
L'augmentation du cholestérol peut être liée à la prise de certains médicaments (pilules contraceptives, anti-acnéiques, cortisone, bêtabloquant…).

Une origine pathologique
Certaines maladies, rénale et thyroïdienne en particulier, peuvent être responsables d'une hausse du cholestérol.

 

Excès de cholestérol :

attention, danger ! ^


L'excès de cholestérol figure parmi les principaux facteurs de risque cardiovasculaire. En clair, cela signifie qu'il joue un rôle essentiel dans la survenue de maladies cardiovasculaires.

Concrètement, que se passe-t-il ?
Le cholestérol en excès dans le sang s'infiltre dans la paroi des artères et forme des plaques dites
<<plaques d'athérome>>.

L'épaississement progressif de ces plaques réduit le diamètre de l'artère, qui ne parvient plus à apporter suffisamment de sang et donc d'oxygène aux territoires qu'elle irrigue. Avec le temps, ces plaques peuvent même obstruer complètement l'artère.

Quelles en sont les conséquences ?
Les plaques d'athérome peuvent toucher toutes les artères mais si elles touchent les artères irriguant le coeur, le cerveau ou les membres inférieurs, les conséquences peuvent être lourdes.

- L'obstruction brutale de l'une des artères coronaires (artères " nourricières " du coeur) prive le muscle cardiaque d'oxygène et entraîne sa destruction d'une manière plus ou moins importante. C'est << l'infarctus du myocarde>>.
- L'obstruction d'une artère irriguant le cerveau peut entraîner un
<< accident vasculaire cérébral>>, qui se traduit par des troubles neurologiques comme une paralysie plus ou moins importante, des troubles du langage, de la sensibilité ou de la vue...
- L'obstruction d'une artère de la jambe peut être responsable de
<<l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs>>(AOMl). Elle se caractérise essentiellement par des douleurs qui apparaissent au cours de la marche.

Aujourd'hui, il s' agit de prendre véritablement conscience des dangers liés à l'excès de cholestérol.
Bien que le rôle essentiel du cholestérol dans la survenue de maladies cardiovasculaires soit parfaitement démontré, nous sommes encore trop nombreux à le sous-estimer…
Il faut savoir que l'excès de cholestérol explique bon nombre d'infarctus du myocarde.
Les hommes de 45 ans ayant trop de cholestérol ont, en effet, 4 fois plus de risque de <<faire>> un infarctus que ceux ayant un taux de cholestérol normal ! D'autre part, l'excès de cholestérol peut être associé à d'autres facteurs de risque (hypertension artérielle, tabac, diabète...), ce qui multiplie encore le risque d'infarctus !

Quels sont les principaux facteurs

de risque cardiovasculaire ? ^


A côté du cholestérol, il existe d'autres facteurs de risque cardiovasculaire qui participent eux aussi à l'atteinte de nos artères et augmentent le risque de survenue d'infarctus du myocarde, d'accidents vasculaires cérébraux ou d'atteintes des membres inférieurs. On classe ses facteurs en deux catégories.

Les facteurs de risque non modifiables
Ce sont des facteurs qui sont indépendants de toute influence extérieure. Comme :

  • L'age et le sexe : les homme sont plus exposés que les femmes au risque de maladies cardiovasculaires, surtout au-delà de 45 ans. Chez les femmes, ce risque augmente après la ménopause ou en cas de ménopause précoce sans traitement hormonal substitutif ;

  • Les antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires :
    Si l'un de vos proches parents (père, mère, frère, sœur, oncle ou tante) a souffert ou souffre d'une maladie cardiovasculaire (par exemple, infarctus du myocarde chez votre père avant l'âge de 55 ans…), vous êtes plus exposé au risque ;

  • Les antécédents personnels de maladies cardiovasculaires : si vous avez déjà été victime d'une maladie cardiovasculaire (angine de poitrine, infarctus du myocarde, artériopathie des membres inférieurs, accident vasculaire cérébral…), le risque de survenue d'un nouvel accident est accru.

Les facteurs de risque modifiables
Ce sont des facteurs qui peuvent être corrigés par le changement de certaines habitudes de vie (arrêt du tabac, alimentation équilibrée…) ou par des traitements appropriés si ces nouvelles règles de vie se révèlent insuffisantes. C'est le cas :

  • De l'hypercholestérolémie,

  • Du tabac,

  • De l'hypertension artérielle

  • Du diabète.

Attention ! un diabète ou une hypertension artérielle même traités et normalisés constituent toujours un facteur de risque.


En conclusion

Le risque d'accident cardiovasculaire est encore augmenté si ces facteurs s'accumulent. Plus les facteurs de risque coexistants sont nombreux, plus le risque est accru !

Priorité au dépistage ! ^

Saviez-vous qu'une augmentation du cholestérol passe le plus souvent inaperçue ? Dans la plupart des cas, elle n'est associée à aucun signe d'alerte ! D'où la nécessité de faire contrôler régulièrement son taux de cholestérol, surtout si l'on a déjà d'autres facteurs de risque cardiovasculaire.

Le dépistage en pratique
Pourquoi ?
L'absence de signes d'alerte implique une surveillance régulière du taux de cholestérol afin de prévenir le plus tôt possible l'apparition de maladies cardiovasculaires.
Plus la prévention sera précoce et plus elle sera efficace !

Pour qui ?
Tout le monde devrait surveiller régulièrement son taux de cholestérol. Afin d'assurer une prévention précoce, il est recommandé d'effectuer un premier bilan de dépistage dès l'âge de 20 ans.
Par ailleurs, un examen de dépistage doit être proposé d'emblée chez les personnes ayant au moins un facteur de risque cardiovasculaire et chez toutes les femmes souhaitant prendre la pilule. Les hormones contenues dans les pilules contraceptives peuvent entraîner une élévation du cholestérol et ainsi augmenter le risque de survenue d'une maladie cardiovasculaire. Ce risque est encore plus grand chez les femmes ayant déjà des facteurs de risque cardiovasculaire.
Il faut insister, notamment, sur les dangers du redoutable cocktail <<cholestérol-tabac-pilule>> !

Comment?
Si vous ne présentez pas de facteur de risque cardiovasculaire, pour dépister une hypercholestérolémie, votre médecin vous prescrit une analyse de sang appelée <<bilan lipidique>>. Il consiste à doser le cholestérol total et les triglycérides.
Si ce bilan se révèle perturbé (cholestérol total > 2 g/1 et/ou triglycérides > 2 g/1) , votre médecin vous prescrira alors un second bilan, plus approfondi, comprenant le dosage du LDL-cholestérol (le mauvais cholestérol) et du HDL-cholestérol (le bon cholestérol). Ces dosages permettront de mieux évaluer le risque cardiovasculaire auquel vous pourriez être exposé.
Ce qu'il sera alors important de juger, c'est le taux de LDL-cholestérol (le mauvais cholestérol) car c'est de lui que dépend essentiellement la survenue de maladies cardiovasculaires.

Si vous présentez déjà un ou plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire
, votre médecin vous prescrira d'emblée un bilan approfondi (dosage du LDL-cholestérol et du HDL-cholestérol) afin d'assurer une prise en charge la plus précoce possible.


Bilan lipidique

Premier bilan : bilan de base.
Dosage du cholestérol total.
Dosage des triglycérides.

Deuxième bilan : bilan plus approfondi pour mieux évaluer le risque cardiovasculaire.
Dosage du LDL-cholestérol (bon cholestérol).
Dosage du HDL-cholestérol (mauvais cholestérol).

 

 

Comment se traiter ? ^

Quel est le but du traitement ?
Le but du traitement est d'
arrêter la progression des plaques d'athérome et de limiter ainsi leurs complications (infarctus, accidents vasculaires cérébraux...). Ce but ne pourra être atteint que si les autres facteurs de risque cardiovasculaire (tabagisme, diabète, hypertension artérielle...) sont également pris en charge.

Jusqu'où le cholestérol doit-il baisser ?
Des spécialistes ont déterminé les taux de LDL-cholestérol à atteindre en fonction du nombre de facteurs de risque coexistant chez une même personne. Plus ce nombre est élevé et plus le taux de LDL-cholestérol doit baisser (par exemple jusqu'à une valeur inférieure à 1 g/l chez le patient ayant déjà eu des problèmes cardiovasculaires).

Quels sont les moyens disponibles ?
Il existe deux méthodes pour faire baisser votre taux de cholestérol:
la diététique et les médicaments.

La diététique est la première étape du traitement.

C'est toujours par la diététique que le médecin commence à traiter une hypercholestérolémie et elle reste indispensable même si on lui associe par la suite un traitement médicamenteux. Il ne s'agit pas de se priver de tout ce que l'on aime mais de trouver du plaisir en mangeant autrement…


À FAIRE

  • Réduire l'apport alimentaire en cholestérol et en graisses d'origine animale (oeufs, beurre, charcuterie, crème, viandes. fromages...) et limiter la consommation d'alcool en cas de cholestérol élevé.

  • Limiter la consommation de sucres d'absorption rapide (confiseries, pâtisseries, sucreries, boissons sucrées...) et supprimer l'alcool en cas de triglycérides élevés.

  • Traiter simultanément les autres facteurs de risque associés (tabac, hypertension artérielle, diabète...).

  • Pratiquer régulièrement une activité physique.

 


À NE PAS FAIRE

  • Éliminer totalement les graisses de son alimentation : il s'agit seulement de réduire leur consommation, les graisses étant indispensables à l'organisme.

  • Suivre de façon irrégulière le régime conseillé. Seule une modification durable et adaptée des habitudes alimentaires aura une action bénéfique sur le taux de cholestérol.

 

Quand faut-il recourir

aux médicaments ? ^


Lorsque la diététique s'avère insuffisante pour faire baisser le cholestérol, et en particulier le LDL-cholestérol, le médecin a alors recours aux médicaments. Toutefois, ce traitement ne dispense pas de la poursuite d'un régime adapté ni des consignes de bonne hygiène alimentaire. Il existe actuellement trois grandes catégories de médicaments aux propriétés bien spécifiques.

1. Les statines

Elles freinent la production de cholestérol par le foie et accélèrent sa capture par les cellules de l'organisme. Il en résulte une diminution du taux de cholestérol total, de LDL-cholestérol (le mauvais cholestérol) et des triglycérides dans le sang. Parallèlement, une augmentation du HDL-cholestérol (le bon cholestérol) peut être observée.

2. Les fibrates
Ils accélèrent la dégradation des particules riches en triglycérides, ce qui entraîne une diminution importante des triglycérides associée à une diminution modérée du LDL-cholestérol et une augmentation du HDL-cholestérol.

3. Les résines
Elles réduisent l'assimilation par l'organisme des graisses ingérées.
Ce sont les seuls médicaments qui puissent être donnés aux enfants en cas d'excès important de cholestérol.


Comment surveiller l'efficacité du traitement médicamenteux ?

Votre médecin jugera l'efficacité du traitement sur une période de 4 à 6 mois par dosages réalisés à 2 ou 3 mois d'intervalle. Il adaptera le traitement jusqu'à l'obtention d'un taux de cholestérol satisfaisant.
Une fois le traitement stabilisé, une surveillance sera réalisée tous les 6 à 12 mois.


CONSEILS PRATIQUES
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Y a-t-il urgence à suivre un traitement médicamenteux ?
Votre médecin ne prendra la décision de vous traiter qu'après avoir vérifié à deux reprises la persistance des troubles par un bilan lipidique. Il s'agira ensuite de mettre en place un régime adapté qui devra être suivi assidûment. Six mois après son instauration (ou 3 mois si vous présentez un risque cardiovasculaire élevé), si ses effets sur le cholestérol se sont révélés insuffisants, un traitement médicamenteux pourra alors être prescrit.

Si on prend régulièrement un traitement, faut-il continuer à suivre un régime ?
Oui, il est impératif de continuer à surveiller son alimentation, même si le traitement a fait baisser le cholestérol. Régime adapté et médicaments ont des effets synergiques et complémentaires.

Faut-il prendre le traitement à vie ?
Oui, dans la plupart des cas. En cas d'arrêt du traitement, les taux de cholestérol et de triglycérides peuvent remonter très rapidement : le risque d'accidents cardiovasculaires est alors augmenté.

Est-ce grave d'oublier de prendre un comprimé ?
Non. Mais si cela vous arrive souvent, il ne faut pas hésiter à en parler à votre médecin. Peut-être prenez-vous déjà beaucoup d'autres médicaments... ou bien le médicament vous a été prescrit à un horaire qui ne vous convient pas ! Votre médecin peut alors vous conseiller de le prendre en vous couchant ou en vous lavant les dents. L'expérience montre que la prise d'un médicament est d'autant plus facile qu'elle est associée à un geste de la vie courante.

Dix bons conseils anticholestérol

Sources: Haut Comité de la Santé publique. La santé en France 1994-1998 (rapport). Paris, la Documentation française éd., 1998. Enquête REACT, données françaises.
La lettre du Cardiologue, N°3341335,Septembre 2000

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