Maux de tête

 

Surveiller sa tension artérielle 

L'algie vasculaire de la face  Des céphalées...
Arthrose cervicale et cervicalgie  La névralgie faciale  La vraie migraine
La névralgie d'Arnold  La sinusite aiguë Pour consulter

 

Névralgies, céphalées, algies, arthrose cervicale...

Des solutions au

casse-tête


Toute céphalée survenant brutalement chez un sujet qui ne souffre Pas habituellement de maux de tête doit amener à consulter. Il peut s'agir d'une maladie infectieuse ou d'une urgence neurologique, nécessitant des examens. En tout état de cause, hormis la vraie migraine, quantité de raisons peuvent expliquer un mal de tête.

STÉPHANIE DESTERNES

Surveiller sa tension artérielle ^
Lors de poussées d'hypertension artérielle, on peut observer des maux de tête diffus, violents, s'aggravant la nuit ou le matin, et accompagnés de palpitations, de sueurs et de nausées. Ils surviennent le plus souvent chez des sujets hypertendus dont le traitement est mal adapté. Il faut consulter sans tarder. La priorité est alors de faire baisser la pression artérielle.

Arthrose cervicale et cervicalgie ^
Attention à ne pas confondre une céphalée de tension, banale, avec une arthrose cervicale, qui peut donner des symptômes assez proches. Penser également au déplacement de vertèbres. Surtout s'abstenir de toute manipulation vertébrale avant d'avoir fait faire un examen clinique et éventuellement une radio. La cervicalgie classique, avec ou sans antécédents de torticolis, survient le plus souvent pendant la nuit ou au réveil. L'efficacité des anti-inflammatoires confirme qu'il s'agit bien dune affection rhumatismale.

La névralgie d'Arnold ^
Une douleur " en éclair " qui démarre à la jonction nuque-cou et radie jusqu'au sommet du crâne correspond typiquement à une névralgie d'Arnold, du nom de ce nerf cervical. C'est une affection rare, bénigne, et dont le traitement s'appuie sur des antalgiques' des anti-inflammatoire ou encore sur des infiltrations locales de corticoïdes.

L'algie vasculaire de la face ^
Plus fréquente (une fois n'est pas coutume) chez l'homme que chez la femme, l'algie vasculaire de la face survient généralement de manière épisodique (une à deux fois par an). La période douloureuse peut s'étaler sur deux à six semaines. La douleur, intense, est localisée dans la région de l'œil (qui devient rouge et larmoyant) ou de la tempe, plus rarement sur la joue ou la mâchoire. Contrairement à la migraine , elle ne change pas de côté au cours de la crise, qui peut durer quelques minutes ou plusieurs heures. Là encore, on a souvent recours au sumatriptan en infiltrations.

La névralgie faciale ^
Aussi appelée névralgie du trijumeau, du nom du nerf qui se trouve sur le trajet douloureux. La douleur se manifeste par des décharges électriques en salves, qui irradient le long de la joue, d'un côté ou de l'autre du visage.

Elle est déclenchée par la mastication, un contact avec l'eau froide, un courant d'air, ou le simple fait d'articuler quelques mots. Le traitement médicamenteux fait appel à la carpazépine. L'acupuncture donne parfois d'excellents résultats. Enfin, la thermocoagulation consiste à détruire par la chaleur les fibres du nerf qui transmet la sensation douloureuse.

La sinusite aiguë ^
Elle peut entraîner des maux de tête localisés au niveau des joues ou du front (en fonction des sinus infectés, maxillaires ou fronteaux). La sinusite chronique n'est presque jamais douloureuse. Selon son origine infectieuse ou allergique, le traitement de la sinusite passe par des antibiotiques et des anti-inflammatoires éventuellement associés, ou à des antihistaminiques.

Des céphalées... ^
A part la céphalée post-traumatique, qui nécessite toujours un examen clinique complet et une radiographie du crâne (même si le choc est léger), la grande majorité des maux de tête ne doivent pas forcément inquiéter.

  1. La céphalée de tension, extrêmement courante, représente environ la moitié des céphalées. Rien à voir avec la tension artérielle. Ce qui est tendu ici ce sont les muscles de la nuque. La céphalée de tension prend sa source dans le stress, le surmenage, les soucis. La douleur est diffuse, en casque ou en barre au niveau du front, de l'arrière du crâne, de la nuque. Elle s'accompagne de contracture musculaire du cou et des épaules.

  2. La céphalée d'effort (qui contrairement à la migraine est déclenchée par l'effort et non pas aggravée par ce dernier) peut être court-circuitée par la prise d'un anti-inflammatoire ou d'un autre antalgique avant l'exercice physique prévu.

  3. La céphalée d'attention - frontale ou orbitaire - correspond à une fatigue visuelle. Elle se traduit par une impossibilité à lire, à travailler sur un écran, à regarder la télévision, etc. Il peut s'agir d'un vrai problème oculaire, mais, le plus souvent, ce mal de tête est lié à une anxiété ou à un état dépressif.

  4. La céphalée sexuelle, variante de la céphalée d'effort, qui atteint son paroxysme au moment de l'orgasme, est souvent bénigne et assez efficacement soulagée par les bêtabloquants (si elle est vraiment intense). En revanche, la céphalée du mangeur de glace, qui frappe au milieu du front ou entre les sourcils, ne dure que quelques secondes et ne demande qu'un peu de patience pour disparaître.

  5. La céphalée des médicaments est pulsatile, localisée au niveau du front ou des tempes. Elle apparaît après la prise des médicaments, qui sont principalement des psychotropes (anxiolytiques, neuroleptiques, antidépresseurs, lithium, etc.), des vasodilatateurs (trinitrine par exemple), mais aussi certains anti-infectieux. Enfin, l'ergotamine, substance utilisée précisément pour combattre la migraine, peut induire des maux de tête. Il en va de même en cas d'abus d'autres antalgiques. Pour combattre cet effet rebond, il est parfois nécessaire d'hospitaliser le sujet afin de pouvoir le " désintoxiquer " progressivement.

La vraie migraine

  • La douleur dure entre quatre et soixante-douze heures.

  • Elle est unilatérale (limitée à une moitié du crâne, mais peut changer de côté en cours de crise).

  • Elle est pulsatile (battant au rythme du cœur).

  • Elle est aggravée par l'effort physique.

  • Elle s'accompagne soit de nausées et de vomissements, soit d'une intolérance à la lumière et au bruit.

  • Elle peut être précédée par des troubles de l'humeur, de l'appétit ou du sommeil.

  • Elle est parfois déclenchée par une odeur, un aliment, ou un médicament.

  • Le traitement d'une crise migraineuse est d'autant plus efficace qu'il est commencé dès l'apparition des premiers troubles. Il existe de très nombreux médicaments vasoconstricteurs, notamment les dérivés de l'ergot de seigle, les triptans, les uns comme les autres nécessitant des précautions d'emploi. Dons, pas d'automédication, d'autant que la migraine nécessite une prise en charge globale.

  • Nombreuses sont les femmes qui souffrent de migraines avant ou pendant leurs règles.

  • Ces phénomènes sont aggravés par certaines pilules contraceptives ou au contraire améliorés. La prise du traitement hormonal substitutif peut également réveiller des migraines disparues avec les menstruations.

  • Parlez-en à votre gynécologue, il recherchera avec vous un meilleur climat hormonal . (Pilules ou traitements en continu, supplément faible en oestrogènes, pendant la période d'arrêt.)

Pour consulter

Source: Réponses Santé - septembre 2000

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