Retour Respirez à plein régime !

<<Inspirez, expirez>>, les sportifs connaissent bien ce refrain.
Sans l'oxygène et le mécanisme de la respiration, pas d'énergie, donc pas de vie.
La respiration fonctionne si bien toute seule que l'on oublie souvent son existence.

La respiration est l'une des rares fonctions vitales sur laquelle nous pouvons agir directement. En apprenant à la réguler selon nos besoins, nous pouvons rendre notre organisme plus performant et diminuer les effets du stress : troubles digestifs, fatigue, maux de dos, etc.

En général, notre mode de vie ne favorise pas une bonne oxygénation du corps. Les tensions musculaires réduisent l'élasticité de la cage thoracique, une mauvaise posture (dos voûté ou cambré) limite la mobilité des côtes. La respiration fonctionne alors à son minimum et l'organisme se fatigue plus vite.

Le sport, accompagné de quelques séances d'exercices respiratoires, oblige à réapprivoiser son souffle. Une pratique régulière augmente la capacité respiratoire et l'on retrouve tonus et vitalité. Certains sports sont plus recommandés que d'autres, comme ceux d'endurance (ski de fond, natation, course à pied).

Sport, souffle et énergie
Le yoga et la sophrologie, souvent conseillés aux personnes souffrant de tensions et de troubles liés au stress, enseignent divers exercices respiratoires qui favorisent la détente et la maîtrise de soi.

La qualité du souffle dépend aussi de l'environnement quotidien. L'excès de chauffage, le tabac, le manque d'aération et d'activités extérieures " encrassent " notre respiration. Il faut savoir que la pollution dite " domestique " - provenant de certains matériaux isolants, revêtements en tissu, moquettes, colles, peintures, systèmes de climatisation, appareils fonctionnant au gaz, etc. - augmente plus encore les troubles et allergies respiratoires que la pollution atmosphérique !


Les poumons sont des organes élastiques et spongieux comprenant plusieurs lobes. Ils sont enveloppés d'une membrane appelée plèvre.

Le parcours de

l'oxygène

Inspiration, expiration d'une part, entrée d'oxygène, sortie de gaz carbonique d'autre part, la respiration se fonde sur ces deux mouvements très simples en apparence. Pourtant, il s'agit d'un mécanisme perfectionné qui permet à chaque être vivant de respirer.

L'oxygène est inspiré et passe par les cavités nasales. Il franchit le pharynx, le larynx et la trachée, s'engouffre dans les bronches, puis les bronchioles. Les échanges de gaz s'effectuent au niveau des alvéoles pulmonaires, des vaisseaux et des cellules.
En sens inverse, le sang arrive dans les poumons (chargés du gaz carbonique) et passe dans les alvéoles.
Lors de l'expiration, une certaine quantité d'air quitte les alvéoles et, à mesure que les courants se rejoignent, un volume gazeux se reforme avant d'être expiré. Les quantités inspirées et expirées sont équivalentes.

Entraînez votre

souffle

Le bon fonctionnement de l'appareil respiratoire dépend de la quantité d'air inspiré et du volume de gaz carbonique expiré. Ces deux mouvements doivent être travaillés ensemble. Exercices.

Avant de pratiquer une activité sportive, consacrez quelques minutes à l'adaptation de votre souffle. Après plusieurs grandes inspirations-expirations et quelques échauffements, votre corps est prêt à se lancer.

Connaître votre capacité respiratoire
Prenez un ballon de baudruche, inspirez profondément, puis soufflez dans le ballon pour le gonfler. Le volume du ballon correspond au volume inspiré puis expiré.

Vérifier la qualité de votre respiration
Allongé sur le dos, jambes fléchies, posez une main sur le thorax, l'autre sur le ventre. Si, au moment de l'inspiration, votre ventre se gonfle, puis se dégonfle à l'expiration, vous respirez normalement. Sinon, concentrez-vous et recommencez l'exercice plusieurs fois jusqu'à ce que vous maîtrisiez ces mouvements.

L'asthme allergique

en question

En France, le nombre d'asthmatiques ne cesse d'augmenter. Pour en savoir plus sur cette maladie respiratoire, nous avons interrogé le professeur Leynadier, allergologue à l'Hôpital Tenon (Paris).

Qu'est-ce que l'asthme ?
C'est une maladie respiratoire caractérisée par une inflammation des bronches, provoquant leur rétrécissement. Cela occasionne une gêne au moment de l'expiration. On inclut aussi dans l'asthme une pathologie se manifestant par une toux nocturne persistante. Cette dernière peut, dans certaines situations (effort physique, fou rire, environnement enfumé, etc.), s'accompagner d'une crise d'asthme.

À quel moment l'asthme allergique apparaît ?
Cette pathologie affecte surtout les enfants et les adultes de moins de 40 ans. Elle s'acquiert au fil des années et on constate souvent un retard dans son diagnostic. Chez l'enfant de moins de 3 ans, il est difficile de parler d'asthme avec certitude.

Quels sont les facteurs déclenchant l'asthme ?
90 % des asthmatiques de moins de 40 ans ont un terrain allergique. L'asthme s'accompagne souvent de rhinites et de conjonctivites. Ces allergies peuvent être saisonnières (pollen, rhume des foins) ou persistantes. Dans le premier cas, il n'y a pas de gravité à long terme. Dans le second, l'inflammation est permanente et provoque une diminution de la capacité respiratoire. Les poils d'animaux et les acariens sont les allergènes les plus fréquents.

Peut-on éviter l'asthme ?
Lorsque les parents sont allergiques, un enfant sur deux risque de développer un terrain allergique. Le premier traitement consiste à limiter les contacts avec les agents allergisants (acariens présents dans la literie, moquettes, tissus d'ameublement et animaux domestiques, le plus souvent).

 

 

Source : le journal Carrefour - mars 2001 - n° 72

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